{"fatawa":{"id":13180,"title":"La femme d\u2019un pr\u00e9dicateur se plaint des occupations de son mari. ","slug":"la-femme-dun-predicateur-se-plaint-des-occupations-de-son-mari","order":"","question":"<p>Je participe &agrave; la pr&eacute;dication en ce moment. Mais ma femme proteste et  soutient que ma responsabilit&eacute; &agrave; son &eacute;gard et &agrave; l&rsquo;&eacute;gard de ses enfants  est plus importante. En fait, je fais mon devoir, m&rsquo;occupe de mon  travail et passe un temps avec elle. Mais elle n&rsquo;est pas contente.  J&rsquo;esp&egrave;re que vous m&rsquo;orientez&nbsp; vers ce qu&rsquo;il faut faire. Ma femme n&rsquo;aime  pas ce que je fais. Allah le Puissant et Majestueux conna&icirc;t le bien.<\/p>","answer":"<div class=\"list-group-item-text ftwa-single-answer font-nrmal\"><span class=\"line_height\">\r\n<p>Louange &agrave; Allah<\/p>\r\n<p>Cette communaut&eacute; musulmane se caract&eacute;rise par la mod&eacute;ration.      Et il convient &agrave; tous ses membres d&rsquo;&ecirc;tre mod&eacute;r&eacute;s dans tous les aspects de      la vie.<\/p>\r\n<p>Au moment o&ugrave; nous entendons que certains musulmans passent      la plupart de leur temps loin de leurs familles - que ce soit pour pratiquer      la pr&eacute;dication ou pour voyager ou pour s&rsquo;occuper d&rsquo;autres choses licites -,      nous trouvons au contraire beaucoup d&rsquo;autres qui restent accroch&eacute;s &agrave; leurs      familles et ne veulent rien faire dans le sens de la pr&eacute;dication.<\/p>\r\n<p>La famille a certes des droits &agrave; ne pas n&eacute;gliger, mais      les autres musulmans aussi ont sur nous des droits &agrave; ne pas n&eacute;gliger.<\/p>\r\n<p>D&rsquo;apr&egrave;s al-Hassan, Ubayd Allah ibn Ziyad s&rsquo;&eacute;tait rendu      au chevet de M&rsquo;qal au cours de sa derni&egrave;re maladie. Ma&rsquo;qal lui dit :&nbsp;      &laquo;&nbsp; je vais te raconter un hadith que j&rsquo;ai entendu du Messager d&rsquo;Allah      (b&eacute;n&eacute;diction et salut soient sur lui) : &laquo;Toute fid&egrave;le serviteur &agrave; qui Allah      a confi&eacute; une responsabilit&eacute; et qui ne l&rsquo;a pas assum&eacute;e ne flairera pas l&rsquo;odeur      du paradis&nbsp;&raquo; (rapport&eacute; par Boukhari, 6731 et Mouslim, 142).<\/p>\r\n<p>D&rsquo;apr&egrave;s Abd Allah iIbn Omar, le Proph&egrave;te (b&eacute;n&eacute;diction      et salut soient sur lui) a dit : &laquo;&nbsp; Vous &ecirc;tes tous des bergers ; vous      &ecirc;tes tous responsables : l&rsquo;imam est un berger, il est donc responsable. L&rsquo;homme      est un berger dans son foyer et il est responsable. La femme est une berg&egrave;re      dans le foyer de son mari et elle est responsable. L&rsquo;esclave est un berger      par rapport aux biens de son ma&icirc;tre et il en est donc responsable. En v&eacute;rit&eacute;,      vous &ecirc;tes tous des bergers et vous &ecirc;tes tous responsables&nbsp;&raquo;. (Rapport&eacute;      par Boukhari, 4892 et Mouslim, 1829).<\/p>\r\n<p>Beaucoup de femmes souhaitent que leur mari ne les quitte      pas, m&ecirc;me si c&rsquo;&eacute;tait pour aller accomplir la pri&egrave;re, et surtout pas pour se      livrer &agrave; la pr&eacute;dication, &agrave; l&rsquo;appel vers le Tr&egrave;s Haut !<\/p>\r\n<p>Jadis des femmes disaient : &laquo;&nbsp;Trois co-&eacute;pouses sont      pr&eacute;f&eacute;rables &agrave; la biblioth&egrave;que du mari&nbsp;&raquo;. Il s&rsquo;agissait alors d&rsquo;un mari      &eacute;pris du savoir et de la lecture. Aussi ne faut-il pas suivre l&rsquo;&eacute;pouse dans      toutes ses exigences, mais plut&ocirc;t se r&eacute;f&eacute;rer &agrave; ce qu&rsquo;Allah aime et pr&eacute;f&egrave;re.<\/p>\r\n<p>Dans certains actes cultuels, le Proph&egrave;te (b&eacute;n&eacute;diction      et salut soient sur lui) a donn&eacute; l&rsquo;ordre de ne pas d&eacute;passer les limites l&eacute;gales      de crainte de faire perdre les droits des autres notamment la famille. Voici      des hadith relatifs &agrave; ce sujet :<\/p>\r\n<p>- Awr rapporte d&rsquo;Abou Djouhayfa qui le tenait de son      p&egrave;re que le Proph&egrave;te (b&eacute;n&eacute;diction et salut soient sur lui) avait &eacute;tabli une      fraternit&eacute; (religieuse) entre Salman et Abou Darda. Salma trouva Um Darda      dans un &eacute;tat pitoyable (ce fut avant la r&eacute;v&eacute;lation du verset instaurant la      s&eacute;paration entre les hommes et les femmes ...) et lui dit :<\/p>\r\n<p>- qu&rsquo;est ce que t&rsquo;est arriv&eacute; ?<\/p>\r\n<p>- Ton fr&egrave;re, Abou Darda, n&rsquo;a aucun besoin des choses      de ce monde ! &Agrave; ce moment, Abou Darda arriva et pr&eacute;para un repas &agrave;      Salman. Celui-ci lui dit :<\/p>\r\n<p>- &laquo;&nbsp;Mange .&nbsp;&raquo;<\/p>\r\n<p>- &laquo;&nbsp;J&rsquo;ai je&ucirc;n&eacute; .&nbsp;&raquo;<\/p>\r\n<p>- &laquo;&nbsp; Je ne mangerai qu&rsquo;avec toi&nbsp;&raquo;.<\/p>\r\n<p>Abou Darda accepta alors de manger avec lui. Puis, au      cours de la nuit, Abou Darda voulut se mettre &agrave; prier.<\/p>\r\n<p>- &laquo;&nbsp;Dors&nbsp;&raquo;      Lui dit Salman. Plus tard, Abou Darda se leva encore pour prier et Salman      lui dit encore : &laquo;&nbsp;dors&nbsp;&raquo;. Vers la fin de la nuit, Salman lui dit      : &laquo;&nbsp;L&egrave;ve-toi maintenant et prie. Ensuite Salman lui dit : &laquo;&nbsp;Ton      ma&icirc;tre a un droit sur toi ; ta personne a un droit sur toi, ta famille a un      droit sur toi. Acquitte le droit de chacun.&nbsp;&raquo; Par la suite, Abou Darda      alla voir le Proph&egrave;te (b&eacute;n&eacute;diction et salut soient sur lui) et l&rsquo;informa de      ce qui s&rsquo;&eacute;tait pass&eacute; et ce dernier de lui dire : &laquo;&nbsp; Salman a raison.&nbsp;&raquo;      (rapport&eacute; par Boukhari, 1867) le terme <em>moubtadhala<\/em> signifie &ecirc;tre dans      un &eacute;tat pitoyable.&nbsp;<\/p>\r\n<p>D&rsquo;apr&egrave;s Abd Allah ibn Amr ibn As (P.A.a), le Messager      d&rsquo;Allah (b&eacute;n&eacute;diction et salut soient sur lui) lui a dit : &laquo;&nbsp;&ocirc; Abd Allah,      ne m&rsquo;a-t-il pas &eacute;t&eacute; rapport&eacute; que tu je&ucirc;nais le jour et priait toute la nuit      ?<\/p>\r\n<p>- &laquo;&nbsp;Si, lui ai-je r&eacute;pondu.&nbsp;&raquo;<\/p>\r\n<p>- &laquo;&nbsp;Ne le fais      plus, mais je&ucirc;ne des jours et laisse passer d&rsquo;autres sans je&ucirc;ner. Prie pendant      une partie de la nuit&nbsp; et dors pendant le reste de la nuit. Ton corps a un      droit sur toi ; tes yeux ont un droit sur toi et ton &eacute;pouse a un droit sur      toi et ton h&ocirc;te a un droit sur toi : Il te suffit de je&ucirc;ner trois jours de      chaque mois. Pour chaque jour je&ucirc;n&eacute;, tu auras la r&eacute;compense de dix. Ce qui      &eacute;quivaut &agrave; je&ucirc;ner tout le temps.&nbsp;&raquo;<\/p>\r\n<p>- &laquo;&nbsp;j&rsquo;ai insist&eacute; en lui disant que je pouvais faire      plus.<\/p>\r\n<p>- &laquo;&nbsp;je&ucirc;ne alors &agrave; la mani&egrave;re du Proph&egrave;te David (psl)      et ne fais pas plus.&nbsp;&raquo;<\/p>\r\n<p>- &laquo;&nbsp;comment se passait le je&ucirc;ne de David (psl)&nbsp;?<\/p>\r\n<p>-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;       &laquo;&nbsp; il a je&ucirc;n&eacute; la moiti&eacute; du temps (un jour\/deux).&nbsp;&raquo;<\/p>\r\n<p>&nbsp;Une      fois d&rsquo;un &acirc;ge avanc&eacute;, Abd Allah disait : &laquo;&nbsp;si seulement je m&rsquo;&eacute;tais content&eacute;      du conseil du Proph&egrave;te (b&eacute;n&eacute;diction et salut soient sur lui). (Rapport&eacute; par      Boukhari, 1874 et Mouslim, 1159).<\/p>\r\n<p>Le terme &laquo;&nbsp;<em>zawrak<\/em>&nbsp;&raquo; signifie ton h&ocirc;te.<\/p>\r\n<p>Vous voyez que ces hadith v&eacute;hiculent une recommandation      du Proph&egrave;te (b&eacute;n&eacute;diction et salut soient sur lui) portant sur la mod&eacute;ration      dans la pratique du je&ucirc;ne, de la pri&egrave;re et de la lecture du Coran. Cette recommandation      &eacute;tait adress&eacute;e &agrave; ceux qui les pratiquent de fa&ccedil;on &agrave; l&eacute;ser leurs &eacute;pouses, puisqu&rsquo;il      faut respecter les autres notamment l&rsquo;&eacute;pouse.<\/p>\r\n<p>Quiconque organise bien son temps et respecte les droits      d&rsquo;autrui, peut ne pas se soucier des &eacute;tats d&rsquo;&acirc;mes de celui qui se montre satisfait      ou insatisfait. Ne laissez pas les affaires de la pr&eacute;dication occuper une      trop grande partie de votre temps et de votre vie. Ne cherchez pas &agrave; satisfaire      &agrave; votre femme en les abandonnant totalement.<\/p>\r\n<p>Parmi les choses qui vous aideraient dans ce domaine      - s&rsquo;il pla&icirc;t &agrave; Allah - le fait d&rsquo;associer votre femme &agrave; la gestion des affaires      de la pr&eacute;dication. Chargez-la d&rsquo;&eacute;couter et de r&eacute;sumer des enregistrements,      de lire de petits livres et d&rsquo;&eacute;laborer des notes, d&rsquo;assister aux cercles d&rsquo;enseignement      ou de participer aux activit&eacute;s f&eacute;minines du Centre islamique ou d&rsquo;assister      &agrave; un conseil scientifique f&eacute;minin parall&egrave;le &agrave; celui des &eacute;poux etc. afin de      la rendre consciente qu&rsquo;elle partage votre travail et lui &eacute;viter de s&rsquo;ennuyer      &agrave; cause de l&rsquo;absence de son mari.<\/p>\r\n<p>Une autre chose est qu&rsquo;il faudra lui faire comprendre      que si elle reste patiente et cr&eacute;e autour de vous l&rsquo;atmosph&egrave;re appropri&eacute;e      &agrave; la diffusion du savoir et &agrave; la pr&eacute;dication, elle partagera votre r&eacute;compense      dans l&rsquo;au-del&agrave;.<\/p>\r\n<p>Les femmes des Compagnons du Proph&egrave;te (b&eacute;n&eacute;diction et      salut soient sur lui) gardaient les foyers de leurs maris et leurs enfants,      quand les maris partaient au combat dans le chemin d&rsquo;Allah (<em>djihad<\/em>).      Elles servaient les h&ocirc;tes de leurs maris quand ceux-ci en recevaient.<\/p>\r\n<p>Si elle garde le foyer de son mari parti &agrave; la recherche      du savoir ou pour la pr&eacute;dication ou pour le <em>djihad<\/em> ; si elle sert ses      h&ocirc;tes &eacute;tudiants et pr&eacute;dicateurs qui le fr&eacute;quentent et leur offre son hospitalit&eacute;,      elle remporte pour tout cela une grande r&eacute;compense. En effet, une fl&egrave;che peut      amener trois personnes au paradis : celui qui la fabrique, celui qui la transmet      au tireur et ce dernier.<\/p>\r\n<p>La compr&eacute;hension par l&rsquo;&eacute;pouse de cette affaire et la      saisie par elle de l&rsquo;aspect r&eacute;compense att&eacute;nuent pour elle les effets de l&rsquo;absence      de son mari.<\/p>\r\n<p>Nous terminons cette r&eacute;ponse par une importante histoire      concernant une grande dame du nom d&rsquo;Asma bint Abi Bakr (P.A.a). Elle dit :      &laquo;&nbsp;Zoubayr m&rsquo;a &eacute;pous&eacute; &agrave; un moment o&ugrave; il ne poss&eacute;dait nulle part ni argent      ni esclave mais seulement une chamelle utilis&eacute;e pour nous approvisionner en      eau et un cheval. Je nourrissais le cheval, allais chercher de l&rsquo;eau, r&eacute;parais      le seau et fabriquais du pain. Je ne savais pas faire tr&egrave;s bien du pain. Mais      des voisins Ansar m&rsquo;en faisaient. C&rsquo;&eacute;tait des femmes de v&eacute;rit&eacute;... Je transportais      des graines de datte &agrave; partir du domaine que le Messager d&rsquo;Allah (b&eacute;n&eacute;diction      et salut soient sur lui) avait octroy&eacute; &agrave; Zoubayr... Je portais ces charges      de graines sur ma t&ecirc;te pour une distance &eacute;gale &agrave; 2\/3 de <em>Farsakh<\/em> (quelques      kilom&egrave;tres). Pendant que je parcourais ce trajet un jour porteuse des graines,      je rencontrai le Messager d&rsquo;Allah (b&eacute;n&eacute;diction et salut soient sur lui) en      compagnie d&rsquo;un groupe des Ansar.. Il m&rsquo;appela et dit : &laquo;&nbsp; <em>Ikh&nbsp;!<\/em> pour m&rsquo;inviter &agrave; monter derri&egrave;re lui... mais j&rsquo;eus honte de marcher avec les      hommes et me souvins de la jalousie de Zoubayr (il &eacute;tait l&rsquo;homme le plus jaloux).      Le Messager d&rsquo;Allah (b&eacute;n&eacute;diction et salut soient sur lui) comprit que j&rsquo;avais      honte et il partit.<\/p>\r\n<p>J&rsquo;allai aupr&egrave;s de      Zoubayr et lui dis : &laquo;&nbsp; Le Messager d&rsquo;Allah (b&eacute;n&eacute;diction et salut soient      sur lui) m&rsquo;a rencontr&eacute;e alors que je portais des graines sur ma t&ecirc;te. Il &eacute;tait      avec un groupe de ses compagnons. Il a voulu me faire monter sur son chameau,      mais j&rsquo;ai eu honte&nbsp; connaissant ta jalousie.&nbsp;&raquo; Il dit : &laquo;&nbsp; Au nom      d&rsquo;Allah, le port des graines sur ta t&ecirc;te m&rsquo;est plus p&eacute;nible que le fait que      tu montes sur son chameau&nbsp;&raquo;. Par la suite, dit-elle, Abou Bakr nous envoya      un domestique qui me dispensa de prendre soin du cheval. C&rsquo;&eacute;tait comme s&rsquo;il      m&rsquo;avait lib&eacute;r&eacute;e. (Rapport&eacute; par Boukhari 4823).<\/p>\r\n<p>Nous demandons &agrave; Allah d&rsquo;am&eacute;liorer les conditions des      musulmans notamment les &eacute;poux.<\/p>\r\n<p>Puisse Allah b&eacute;nir notre Proph&egrave;te Muhammad.<\/p>\r\n<p>Allah le sait mieux.<\/p>\r\n<\/span><\/div>\r\n<div style=\"padding: 3px; padding-right: 6px; text-align: right;\">Islam Q&amp;A <br \/>Sheikh Muhammed Salih Al-Munajjid<\/div>","status":1,"created_at":"2015-04-28T20:52:01.000000Z","updated_at":"2015-04-28T20:52:01.000000Z","language_id":9,"fatawacate_id":46,"parent_id":13178,"author_id":"","books":[],"articles":[],"videos":[],"audios":[],"author_name":"","category_name":"\u0627\u0644\u062d\u0642\u0648\u0642 \u0627\u0644\u0632\u0648\u062c\u064a\u0629","category_slug":"","get_date":"2015-04-28"},"translations":[],"fatawa_books":[],"fatawa_articles":[],"fatawa_videos":[],"fatawa_audios":[],"url":"http:\/\/islamland.com\/fre\/api\/fatawas\/13180"}